aux oigines du QI 2 : 100 ans d'élitisme compassionnel
| |

Aux origines du QI, du surdoué au HPI

aux oigines du QI 2 : 100 ans d'élitisme compassionnelZèbre, surefficacité, HPI… Ces termes semblent modernes et bienveillants. Mais derrière eux se cache une idéologie vieille d’un siècle, héritée en droite ligne des théoriciens de la suprématie blanche. Dans ce deuxième épisode, on explore comment l’élitisme des années 1900 s’est recyclé en compassion, pourquoi tant de personnes neurodivergentes se retrouvent piégées dans l’étiquette HPI — et ce qu’on aurait vraiment dû leur dire.

 

Vous pouvez écouter dans le lecteur ci-dessus, mais aussi sur une  application de votre choix et prochainement sur ma chaîne Youtube .

Aux origines du Quotient Intellectuel


Entre Terman, qui voulait confier le monde à une élite de génies triés sur le volet, et Jeanne Siaud-Facchin, qui décrit le zèbre comme “le seul équidé que l’homme ne peut apprivoiser”, la distance est moins grande qu’il n’y paraît. Le vocabulaire a changé, la posture aussi, mais l’élitisme reste intact, et cette distinction entologique entre les gens ordinaires et ceux qui auraient un potentiel supérieur : une catégorie à part, innée et imperméable, qui se distingue fondamentalement du reste de la population. L’élitisme originel s’est grimmé en bienveillance et en outil de thérapie. Et cette version compassionnelle est beaucoup plus difficile à contester — ce qui explique en grande partie son succès phénoménal.

Ce qui est en jeu, pourtant, c’est bien plus qu’une question d’étiquette. En France, au début des années 2000, les diagnostics de TDAH et d’autisme chez l’adulte étaient quasi inexistants — surtout pour les femmes. Les personnes qui ressentaient un décalage profond, une pensée qui s’emballe, une hypersensibilité difficile à vivre, n’avaient pratiquement aucune chance d’être correctement mesurée. Le “zèbre” et le “surefficace” ont comblé ce vide — en offrant une explication valorisante là où il n’y en avait aucune. Une explication qui, malheureusement, ne débouche sur aucune aide concrète, aucune piste thérapeutique, aucun traitement.

Parce que c’est là le vrai problème. Pas l’étiquette en elle-même, mais ce qu’elle remplace. Si vous souffrez, si votre façon de fonctionner au quotidien est un vrai obstacle, vous méritez mieux qu’une pommade pour l’ego. Vous méritez un vrai diagnostic, des vraies réponses, et de vraies pistes pour aller mieux. C’est ce que j’explore dans cet épisode — avec, promis, quelques moments pour rire aussi.

Attention, cet épisode contient de véritables tweets de HPI.

Bonne écoute — et si vous avez vous-même l’étiquette HPI, ne vous vexez pas trop vite. 


Sources

La musique du podcast est de Darkwood. Les musiques additionnelles utilisées dans cet épisode sont : Fluffing a Duck de Kevin Mc Leod , The Impossible de Savfk .

Pour suivre mes actualités :

J’ai désormais un blog , que je suis en train de mettre à jour. Retrouvez-y mes actualités artistiques, et bien plus encore. Suivez-moi aussi sur mes réseaux sociaux sur laurenplume.fr . 

Similar Posts

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *